diumenge, 15 de novembre de 2015

A la bona gent de París, i de Beirut

Barbara la cantava el 1964.
Fa poc l'he tornada a sentir, molt ben dita per Cecile Maclorin Salvant.
Ara l'entenc millor.

Le mal de vivre

Ça ne prévient pas quand ça arrive,
Ça vient de loin,
Ça c'est promené de rive en rive,
La gueule en coin,
Et puis un matin au réveil,
C'est presque rien,
Mais c'est là, ca vous ensommeille,
Au creux des reins
Le mal de vivre,
Le mal de vivre
Qu'il faut bien vivre
Vaille que vivre,
On peut le mettre en bandoulière,
Ou comme un bijou à la main,
Comme une fleur en boutonnière,
Ou juste à la pointe du sein,
C'est pas forcément la misère,
C'est pas Valmi, c'est pas Verdun,
Mais c'est des larmes aux paupières,
Au jour qui meurt, au jour qui vient,
Le mal de vivre,
Le mal de vivre
Qu'il faut bien vivre
Vaille que vivre,
Qu'on soit de Rome ou d'Amérique,
Qu'on soit de Londres ou de Péin,
Qu'on soit d'Egypte ou bien d'Afrique,
Ou de la porte Saint Martin,
On fait tous la même pri&egrav;re,
On fait tous le même chemin,
Qu'il est long lorsqu'il faut le faire,
Avec son mal au creux des reins
Ils on beau vouloir nous comprendre,
Ceux qui nous viennent les mains nues,
Nous ne voulons plus les entendre,
On ne peut pas, on n'en peut plus,
Et tous seuls dans le silence,
D'une nuit qui n'en finit plus,
Voilà que soudain on y pense,
A ceux qui n'en sont pas revenus,
Du mal de vivre,
Leur mal de vivre
Qu'ils devaient vivre
Vaille que vivre,
Et sans prévenir, ca arrive,
Ça vient de loin,
Ça c'est promené de rive en rive,
Le rire en coin,
Et puis un matin, au réveil,
C'est presque rien,
Mais c'est là, ça vous émerveille,
Au creux des reins,
La joie de vivre,
La joie de vivre,
Oh, viens la vivre,
Ta joie de vivre...
(Barbara/Barbara, Éditions Tutti)